Delacroix, « La Liberté guidant le Peuple. »

Eugène Delacroix, "La Liberté guidant le Peuple", 1830, huile sur toile, Paris, Musée du Louvre

Eugène Delacroix, « La Liberté guidant le Peuple », 1830, huile sur toile, Paris, Musée du Louvre

Le site internet, peintre-analyse.com, est réalisé par les étudiants de l’EAC école d’Arts et de Culture. Son organisation et son esthétique laissent gravement à désirer et leur page est envahie par la publicité ce qui gène la concentration lors de la lecture. Lorsque nous cliquons sur analyse de la « Liberté guidant le Peuple. », un genre de fenêtre interactive apparaît, à droite un texte résume l’Histoire de l’oeuvre la replaçant dans son contexte. 

Ainsi l’auteur nous explique qu’il s’agit du 28 juillet 1830, le 2ème jour des trois glorieuses, pendant un assaut de révolutionnaires. La Liberté est présentée en jeune femme à moitié nue, brandissant baïonnette et drapeau tricolor. Le message est clair, la Liberté peut se conquérir par le sang, la Liberté c’est la République. Ce qui est très novateur dans cette oeuvre c’est l’idée du mélange des classes sociales unies dans le même combat, ainsi sur l’oeuvre se côtoient, le bourgeois, soit-disant autoportrait de Delacroix, sur la gauche, et le Gavroche, gamin des faubourg décrit par Hugo.

Les cadavres jonchants le sol offrent un piédestal à la liberté, ne doit-on pas y voir un avertissement? Cette oeuvre est militante par excellence, mais Delacroix n’héroïse pas ses personnages, par ces cadavres il nous montre aussi qu’il réfléchit aux conséquences de ces actes et se pose la question de savoir si tout cela en vaut la peine. Mais la lumière tombant sur le visage et le sein de le Liberté, nous montre que c’est le prix à payer et la voie à suivre.

Ce qui est très bien fait dans ce site c’est la possibilité d’interactivité, en cliquant sur les différentes icônes, des parties de l’oeuvres sont dévoilées et expliquées de façon technique. Ainsi plusieurs rubriques sont proposées telles que: Point de vu, cadrage etc… cela est très pédagogique et permet une analyse purement plastique de l’oeuvre ce qui est assez rare. Ainsi un amateur qui ne possède pas les clés de la technique artistique de Delacroix sera à même de comprendre le cheminement narratif de l’oeuvre.

En revanche l’analyse contextuelle est assez sommaire et ce site reste reservé à un public peu avisé.

M.H

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Ingres et la Villa Médicis, un séjour désanchanteur?

Jean Alaux, "l'atelier de Ingres à Rome en 1818", Huile sur toile, Musée Ingres, Montauban

Jean Alaux, « l’atelier de Ingres à Rome en 1818 », Huile sur toile, Musée Ingres, Montauban

En cherchant un site internet sur les possibles correspondances de Ingres concernant sa rivalité avec Delacroix, nous avons trouvé un site officiel de la Sorbonne: Histara qui propose plusieurs comptes-rendus d’ouvrages de professeurs. Nous nous sommes ici intéressé à l’oeuvre d’un certain Daniel Ternois, ayant dédié sa vie de recherche à l’oeuvre de Ingres. Son travail Lettres de France et d’Italie , est résumée et commentée sur le site. Ce compte-rendu

s’accompagne aussi d’un paragraphe sur les recherches éfféctuées par l’auteur pour en arriver à son étude.

Le professeur Ternois est un historien de l’Art, qui fut professeur à la Sorbonne 1 et surtout conservateur du musée Ingres de Montauban. Son oeuvre retrace la correspondance de Ingres durant ses années à Rome. Le compte-rendu nous explique que Ternois a oeuvré seul dans ses recherches, sans aide financière ni soutien d’un centre de recherche.

L’auteur du texte nous explique que certaines lettres avaient déjà été publiées par l’auteur mais que ce nouveau contexte apportait bien plus de profondeur et de richesse à cette recherche.

Ingres est défini comme un maître intransigeant envers lui-même ses idéaux et sa facture varièrent très peu durant sa carrière, ce qui n’est pas considéré comme un mal pour l’auteur mais plutôt la suivie d’un idéal qui l’aurait poursuivi et empêché d’explorer l’Art sous un autre jour. Le livre permettrait de nous éclairer sur la vie d’un artiste vainqueur du Prix de Rome, lors de son séjour chez les illustres Médicis. Apparemment l’idée reçue selon laquelle un peintre académique français vivait reclus entouré seulement d’une vingtaine de jeunes gens de la même espèce et aux mêmes horizons que lui est fausse. Ainsi donc l’auteur essaye de nous prouver l’attrait et les intérêt de l’académisme, il nous démontre qu’il découle d’une grande érudition et d’une connaissance parfaite du monde latin.

Le compte-rendu montre aussi les inconvénients difficiles de la vie à la Villa, il montre que les peintres pour certains, ne s’y plaisent pas du tout et souhaitent abréger leur séjour, multipliant de ce fait les escapades et les voyages au détriment de leur peinture.

Le seul hic de ce compte rendu est qu’il ne mentionne pas la position de Ingres par rapport à la vie à Rome, et le prix du livre étant tellement élevé qu’à priori cela restera un mystère pour nous…

M.H

Les sources d’inspiration de Delacroix pour ses oeuvres orientalistes

Delacroix, Mariée juive, 1832, aquarelle, Musée du Louvre, Paris

Delacroix, Mariée juive, 1832, aquarelle, Musée du Louvre, Paris

JSTOR est un site permettant de regrouper différents contenus venant de musées, d’universités ou encore de bibliothèques, par le biais de la numérisation de nombreux ouvrages et journaux, ce qui permet donc de faciliter la recherche universitaire dans de nombreuses disciplines. Le contenu du site est accessible par le biais d’institutions comme des universités, il n’est donc pas accessible à tous.

Le site est bien conçu et donne accès à de nombreuses ressources. Tout d’abord, il est possible de se créer un compte JSTOR, ce qui permet de sauvegarder et de regrouper des documents présents sur le site, de recevoir des alertes par mail concernant des recherches précises, et de télécharger des chapitres de livres que l’on peut lire plus tard. Le site donne accès à de nombreux journaux artistiques dont nous pouvons voir les différents numéros suivant l’année de parution. Par ailleurs, pour chaque ressource trouvée, le site met à disposition un lien vers des résultats de recherche sur Google Scholar en rapport avec la ressource que nous sommes en train de consulter, ce qui est très bien pensé.

Cette ressource est un extrait du Bulletin du Cleveland Museum of Art, publié chaque mois par le musée et qui traite de sujets en rapport avec les collections qui y sont conservées. Nous n’avons pas accès à toute la revue mais seulement à cinq pages, ce qui ne permet pas d’approfondir véritablement le sujet mais ce qui donne tout de même des pistes intéressantes.

L’article débute par la présentation d’une oeuvre que venait d’acquérir le musée à l’époque (1971), intitulée Trois études de costumes orientaux, et réalisée en 1823 (nous ne tiendrons pas rigueur au Cleveland Museum of Art pour leur faute d’orthographe dans le titre de l’oeuvre en français). L’auteur Camille Bernard part de cette oeuvre pour étudier plus précisément le rapport de Delacroix à l’orientalisme. Elle évoque aussi le contexte historique de l’époque, notamment la guerre d’indépendance entre la Grèce et la Turquie, qui a marqué et inspiré les artistes du XIXè siècle et notamment Delacroix avec son oeuvre Les massacres de Scio, datant de 1824 et conservée au Musée du Louvre. L’auteur nous dit que c’est à partir de ce sujet que Delacroix s’est essayé à représenter d’autres scènes orientalistes. Mais c’est aussi ce qui lui donna l’envie d’étudier les costumes orientaux, dont selon l’auteur, Delacroix est celui qui les étudiait le plus fidèlement, notamment grâce à Jules-Robert Auguste, un peintre dont il était ami. Ce peintre qui n’est pas des plus connus de cette époque, a découvert des pays dont peu de peintres avaient la connaissance à l’époque, comme la Syrie ou l’Egypte. L’article nous apprend que ce peintre ramena de nombreuses esquisses de ses voyages, dont il fit profiter Delacroix pour ses oeuvres jusqu’à ce que lui-même aille au Maroc en 1832. Les deux artistes se sont tant entraidés dans leurs études que Camille Bernard nous dit que certaines de leurs esquisses ont été confondues. Néanmoins, dans la plupart des cas les oeuvres de Delacroix se reconnaissent facilement grâce à son style et à sa façon de donner vie aux formes. Mais l’auteur cite par ailleurs une autre connaissance de Delacroix, le poète romantique George Gordon Byron, duquel il aurait puisé son imagination pour représenter certaines scènes orientales. Delacroix a donc su puiser son imagination dans ses voyages et ceux de ses proches, ainsi que dans des sources littéraires, tout cela pour représenter l’Orient à sa façon et rendre ses compositions d’autant plus riches.

Cet article est donc très intéressant et apporte des informations en général peu mentionnées de l’oeuvre de Delacroix, comme ses différentes sources d’inspiration pour ses compositions orientalistes, qu’elles viennent d’expériences de ses proches ou de sources littéraires, en mentionnant des artistes peu connus comme Jules-Robert Auguste, dont le rôle qu’il a joué dans l’oeuvre de Delacroix n’est apparemment pas négligeable, et il est donc important de lui rendre hommage.

C.P.

Aspasie de Delacroix

Delacroix, Aspasie, vers 1824-1826, Musée Fabre, Montpellier

Delacroix, Aspasie, vers 1824-1826, Musée Fabre, Montpellier

Ce document Pdf du Musée Fabre de Montpellier est une courte analyse de l’oeuvre de Delacroix, Aspasie, réalisée vers 1824-1826. Ce document n’est à priori disponible qu’à partir de Google (à partir de la recherche  » Delacroix Aspasie  » et non à partir du site du musée, ce qui est assez étrange, étant donné que le site donne des informations sur les collections du musée par périodes et par courants artistiques, et que dans la présentation des collections que le musée intitule :  » Delacroix et l’orientalisme « , cette oeuvre est présentée comme étant représentative de ce courant dans les oeuvres du musée ; ils auraient donc pu mettre un lien vers ce document Pdf à côté de l’oeuvre. D’ailleurs, pour chaque période, le musée propose de voir le « Détail des oeuvres de la salle », mais le site marche mal et les oeuvres s’affichent une fois sur cinq.

Le site de ce musée n’est donc pas très bien conçu. En effet, le musée possède des collections d’art ancien, moderne, décoratif, et enfin des arts graphiques, mais il est seulement possible d’avoir un détail du parcours section par section pour l’art moderne et l’art ancien (le mot ancien n’est d’ailleurs pas très approprié étant donné qu’il s’agit de collections de peintures et de sculptures datant du XVème au XIXème siècle, alors que le terme ancien renvoie plutôt à la notion d’art antique), mais pour les arts décoratifs et les arts graphiques, seule une brève description est disponible, mais aucun aperçu des oeuvres, comme si le fait que ces formes artistiques étaient moins prisées des visiteurs, justifiait le fait que moins d’informations soient disponibles pour ces dernières. Par ailleurs, aucune oeuvre présentée sur le site ne peut être agrandie, il est donc très difficile de voir des détails des oeuvres, ou de pouvoir utiliser les images à titre privé. De plus, dans la rubrique consacrée à « Delacroix et l’orientalisme », des photographies d’oeuvres du musée sont disponibles, mais sans cliquer dessus, seul le titre nous est donné et donc nous pouvons penser que ce sont toutes des oeuvres de Delacroix (notamment à cause du titre de la rubrique), mais en fait pas du tout, il s’agit d’oeuvres orientalistes de divers artistes ; le site pourrait donc rajouter le nom de l’artiste en plus du titre en dessous de l’oeuvre sans que nous ayons à cliquer sur la fiche de cette oeuvre, afin que rien ne porte à confusion.

Il est tout de même possible de se créer notre propre parcours individualisé sur le site, en sélectionnant des oeuvres que nous aimerions voir et en visualisant leur emplacement dans le musée, et donc ainsi nous pouvons préparer notre visite, ce qui est assez pratique. Mais là encore le site marche mal et il arrive que rien ne s’affiche lorsque l’on recherche une oeuvre. Cependant, un des points positifs du site de ce musée est qu’il met en ligne de courtes vidéos (en cliquant sur  » Les films du Musée « ) sur Dailymotion, dont plusieurs sur la vision qu’avait Odilon Redon de certains artistes, notamment de Delacroix, et comment ils l’ont inspiré.

Concernant le document Pdf consacré à Aspasie de Delacroix, l’article est intéressant même s’il est plutôt court. En effet, le musée nous apprend tout d’abord que Delacroix a gardé cette oeuvre dans son atelier toute sa vie, ce qui témoigne sûrement d’un attachement de l’artiste à cette oeuvre. L’article nous apprend aussi l’existence d’une étude préparatoire pour cette oeuvre en la montrant en annexe, ce qui peut être pratique pour des étudiants par exemple. Mais il nous est aussi dit que le modèle ayant servi pour cette oeuvre est vraisemblablement le même qui aurait posé pour La mort de Sardanapale, datant de 1827 (donc de la même période qu’Aspasie), mais étant donné qu’il n’est pas précisé pour quel personnage, et que le nombre de femmes présentes dans l’oeuvre mentionnée est important, cette information n’est pas d’une grande utilité, il aurait fallu en effet aller jusqu’au bout de cette déclaration et nous dire laquelle de ces femmes représentées avait un rapport avec l’oeuvre analysée dans ce document.

L’article explique par ailleurs l’engouement de certains artistes de l’époque, et notamment Delacroix, pour les modèles noirs, qui leur permettaient d’étudier différentes variations de couleurs de peau. Mais aussi, ce modèle correspond à l’attrait de ces peintres pour le voyage et l’ailleurs. Puis, l’auteur parle d’un fait qu’on ne peut pas ne pas mentionner à propos de cette oeuvre, qui est l’érotisme et la sensualité qui s’en dégage, notamment du fait de la chemise tombante de cette femme, laissant apparaitre sa poitrine généreuse. Par ailleurs, l’auteur nous fait remarquer que Delacroix a utilisé pour représenter la peau de ce modèle, des teintes très diverses, qu’il a mélangé et qui produisent une teinte particulière par mélange optique, ce qui contribua à préparer les recherches propres à l’impressionnisme.

Pour finir, deux courtes rubriques sont présentes à la fin de l’article. L’une est consacrée à l’intérêt de Delacroix pour les différentes teintes de carnations, et l’auteur énumère (d’après les carnets de l’artiste) les couleurs que celui-ci utilisait pour représenter ces teintes de peau très diverses. L’autre rubrique est intitulée « Un tableau aux rayons x », et elle décrit les résultats de la radiographie effectuée sur l’oeuvre, c’est-à-dire le fait que Delacroix s’est servi d’une toile qu’il avait déjà commencé à utiliser pour une autre composition, et donc aux rayons x il est toujours possible d’apercevoir deux visages, présents sur les premières couches de la toile.

Ce document Pdf offre donc une approche intéressante de l’oeuvre, même s’il est quelque peu succinct. En revanche, le site du Musée Fabre de Montpellier est lui assez mal réalisé et surtout peu pratique, mais bien sûr en comparaison avec d’autres sites de musées qui n’ont certainement pas les mêmes moyens.

C.P.

Classicisme et Romantisme une parfaite opposition

Eugène Delacroix, "cour de Tanger", 1832, aquarelle

Eugène Delacroix, « cour de Tanger », 1832, aquarelle

Le site internet du Musée Fabre de Montpellier est très bien réalisé. Son menu d’accueil propose plusieurs possibilitées. Quatre pages s’offrent à nous, « Visiter »« Connaître »« Jouer », « Etudier ». D’instinct, nous sommes allé dans la rubrique « Etudier », et nous avons entré dans la barre de recherche le mot clé: « Delacroix ».

Nous tombons alors sur une autre page qui nous propose toutes les publications sur le site ayant un rapport avec l’artiste. Malheureusement il faut faire un tri car les recherches sont effectuées de manière interne aux articles et de temps en temps seul le nom Delacroix, est évoqué sans que l’article n’ait de connexion réelle avec l’artiste.

Sur cette page nous avons sélectionné Romantisme et Classicisme car il apparaissait comme évident qu’alors il y aurait une comparaison entre le travail de Delacroix et celui de Ingres. Lorsque nous cliquons sur l’article nous changeons de page et nous nous retrouvons face à un court texte illustré d’une image non-légendée , nous ne savons même pas qui est l’auteur du tableau représenté ce qui paraît si ce n’est peu professionnel, en tout cas peu pratique pour se situer et comprendre pourquoi cette oeuvre illustre mieux l’article qu’une autre.

Le texte évoque le conflit qui opposait Classiques et Romantiques au XIXème siècle. Il les sépare en expliquant les différences stylistiques entre ces deux courants, le classicisme est défini comme le courant de l’Antique, du rêve de l’Âge d’Or au détriment de l’époque dans laquelle il vit. Le but absolu des classiques et de faire disparaître la touche, de créer une peinture idéalisée. Au contraire les Romantiques sont ancrés dans leur époque qu’ils représentent la plupart du temps, de plus l’expression des sentiments sur la toile exige la vue du coup de pinceau du maître pour comprendre son état d’esprit, colère, passion etc… Enfin le romantisme ne s’appuie pas sur une antiquité rêvée mais sur l’orient présent et onirique, la dimension du voyage est très importante dans ces oeuvres, l’aspect sensuel presque érotique qui vit dans l’imaginaire collectif lorsqu’on mentionne l’orient, résonne sur les toiles Romantiques.

A la fin de l’article, plusieurs liens nous proposent d’écouter les commentaires audio accompagnant les oeuvres mentionnées dans l’article. Le téléchargement est malheureusement un peu long et le désavantage est que nous n’avons pas les oeuvres devant les yeux pour comprendre les commentaires associés. Néanmoins il est intéressant de savoir qu’il nous est possible avant de nous rendre dans ce musée, de télécharger les audioguides pour éventuellement les stocker sur un lecteur MP3 ce qui nous empêche de payer 5 euros supplémentaires pour avoir des explications sur les oeuvres. C’est un procédé très démocratique qui devrait être généralisé. Avec les outils internet dont nous disposons nous devrions pouvoir arriver à développer ce genre de pratique.

Le site du musée de Fabre à Montpellier, est riche est pédagogique, mais les descriptions sont assez brèves et manquent de profondeur. Nous aurions voulu pouvoir entrer plus vivement dans le sujet.

M.H

Ingres et Napoléon, entre Hommage et Dérision…

Jean Auguste Dominique Ingres, "Napoléon sur son trône impérial", 1806, huile sur toile, Paris, Musée de l'Armée

Jean Auguste Dominique Ingres, « Napoléon sur son trône impérial », 1806, huile sur toile, Paris, Musée de l’Armée

Le site de The Independant est assez sobre, en fond blanc, avec une police qui ressemble au classique Times New Roman. L’interface est bien organisée, elle est composée de plusieurs pages thématiques comme, « travel », « money » ou encore « sport ». La catégorie qui nous préoccupe, est « Art&Ents », Ents pour entertainments, qui signifie divertissement. Il est toujours assez irritant de trouver ces catégories associées car l’Art est une discipline à part entière et le divertissement est autre chose, qui inclut parfois l’Art mais pas systématiquement. Néanmoins c’est ainsi que ce site britannique conçoit son organisation.

Sur la droite, une fenêtre permet de voir en Flash News les faits d’actualité les plus commentés sur le net, mais ensuite la page est envahie de publicité qui dérangent l’oeil. Sur la gauche, les articles associés sont en réalité la promotion de séries TV américaines, et n’ont pas grand rapport ni avec Ingres, ni avec Napoléon.

L’article commence de front, par affirmer que le « Napoléon sur son trône » du Ingres, est à la fois « thrilling », effrayant et « repugnantly strange », étrangement répugnant. Nous avons donc un aperçu de la thèse de l’auteur qui ne nous paraît pas prendre la direction d’une franche objectivité. La haine des anglais vis à vis de Napoléon n’aurait-elle pas ébranlée le jugement du journaliste? L’auteur prétend critiquer l’égocentrisme et la ridicule grandiloquence de l’empereur, sans jamais accompagner sa critique d’une preuve picturale qui démontrerait la volonté d’Ingres de faire passer « l’usurpateur », pour un imbécile prétentieux et inhumain. Cela n’a aucun sens, car nous savons que Ingres n’était guère politique et ne souhaitais qu’entrer dans les bonnes grâce du gouvernement en place, ainsi il n’aurait pas peint un homme qui fut de plus encensé par son maître David, de façon à se moquer de lui. Le journaliste se laisse donc emporter dans ses envolées lyriques sans aucune analyse plastique, ni pertinence sur le plan de l’Histoire de l’Art. Néanmoins, il pointe le doigt vers quelque chose d’interéssant, lorsqu’il parle de la solidité céramique de l’oeuvre. Cela rappelle le traitement de porcelaine qu’Ingres fait de la peau, nous retrouvons donc un des attributs principaux du peintre.

Cet article ne présente pas un intérêt considérable en matière d’Histoire de l’Art, mais il s’agit d’une critique subjective assez bien menée. Seulement une faute importante viens décrédibiliser le travail du journaliste, à la fin un paragraphe « about the artist » résume la biographie de Ingres. l’Artiste est ici défini comme un peintre réaliste, au même titre que Gustave Courbet par exemple, c’est bien la première qu’on lui attribue un tel courant… De plus l’auteur s’extasie parce qu’Ingres connaît la mythologie, ce qui au XIXème siècle et de plus chez les classiques est absolument normal sinon nécéssaire.

M.H

Ingres et l’antique

Ingres, Jupiter et Thetis, 1811, Musée Granet, Aix-en-Provence

Ingres, Jupiter et Thetis, 1811, Musée Granet, Aix-en-Provence

La tribune de l’art est un magazine de presse en ligne, discutant de l’actualité de l’histoire de l’art et du marché de l’art du patrimoine occidental. Le site de ce magazine est plutôt bien conçu, mais il faut néanmoins payer pour accéder à certaines rubriques. Sans payer, nous avons tout de même accès au calendrier des expositions en cours et à venir en France et à l’étranger, mais aussi à de nombreux articles sur des sujets concernant l’actualité artistique, dans les musées, mais aussi au sein du marché de l’art, sans oublier les quelques émissions accessibles via Dailymotion, abordant des questions artistiques actuelles, tout aussi intéressantes.

Cet article a été rédigé par Stéphane Guégan, à l’occasion de l’exposition intitulée « Ingres et l’Antique. L’illusion grecque » au Musée Ingres de Montauban en 2006. Il présente le goût, voire l’obsession d’Ingres pour l’art antique grec et tout ce qui s’y rapportait. Ce goût pour l’antique n’est pas une nouveauté à l’époque d’Ingres, mais commence à la Renaissance, et s’est perpétué environ jusqu’à son époque, et dont il est l’un des derniers représentants.

Pour introduire son propos, l’auteur de l’article commence par énoncer Winckelmann, historien d’art du XVIIIè siècle qui prônait l’imitation de l’art grec antique, mais non pas une copie servile, mais au contraire une imitation réfléchie qui permet une forme d’invention poétique. Mais l’auteur cite aussi Diderot, qui lui aussi conseillait aux artistes de comprendre et de reprendre la substance de l’objet présent dans la nature, pour en créer un nouveau, comme le faisaient les artistes de l’antiquité. Puis, Stéphane Guégan se penche plus spécifiquement sur Ingres, en évoquant le goût précoce d’Ingres pour l’antique et à quel point cet attachement était difficile à perpétuer et à renouveler, dans une société en pleine mutation économique, sociale et culturelle. Il mentionne la façon dont Ingres se serait obstiné à poursuivre cet engouement pour l’antique, même s’il sentait que l’art évoluait, que les attentes n’étaient pas les mêmes et que les artistes avaient d’autres buts. Renoncer à ce que son maitre Jacques-Louis David lui avait enseigné, et à ce que lui considérait comme la meilleure façon d’exercer son art, n’est pas chose facile pour un artiste comme Ingres, et il aurait dû dire adieu à ce qui faisait sa spécificité, c’est-à-dire l’importance qu’il porte à la ligne et son adoration pour l’antique.

Stéphane Guégan aborde ensuite l’apprentissage de l’art antique grec qu’entreprit le peintre, qu’il pût effectuer grâce à des copies réalisées par David, et des gravures d’oeuvres antiques grecques, dans lesquelles il a pût puiser une inspiration. L’auteur, en décrivant l’exposition au Musée Ingres, donne des exemples d’oeuvres antiques qu’Ingres a étudié, et qui l’ont inspiré pour réaliser certaines de ses oeuvres les plus célèbres, comme par exemple une copie que le peintre avait calqué d’après Tischbein et qui est intitulée Clytemnestre poursuivie par Oreste et Electre, dont il s’est inspiré pour représenter Thétis dans son oeuvre Jupiter et Thétis (voir ci-dessus). Mais l’auteur n’est malheureusement pas très précis, et il cite une copie d’une oeuvre antique qu’aurait réalisé Ingres, et qui l’aurait inspiré pour réaliser La baigneuse, conservée au Musée Bonnat à Bayonne (un lien vers le site des Réunions des Musées Nationaux permet de voir l’oeuvre, ce qui est très pratique). Mais l’auteur ne nous donne que le titre de cette source d’inspiration intitulée Femme au bain, sans nous donner le lieu de conservation, ce qui fait qu’il est impossible de retrouver cette copie réalisée par Ingres (le fait qu’il s’agisse d’une copie rend la recherche de cette oeuvre encore plus difficile), ce qui est quelque peu frustrant si nous ne pouvons aller voir l’exposition pour retrouver cette oeuvre.

Stéphane Guégan justifie par ailleurs les libertés anatomiques que prenait Ingres, et qui selon lui venaient aussi des sources grecques antiques, qui nous le savons souhaitaient représenter un idéal de beauté, plutôt qu’une copie servile de la nature.

L’auteur traite dans cet article d’un thème relativement peu abordé de l’oeuvre d’Ingres par rapport à d’autres, notamment sur des ressources numériques. Le contenu apporte d’intéressantes approches de l’oeuvre d’Ingres, même si l’on sent que l’auteur s’adresse à un public connaisseur, et qu’il se permet donc de prendre quelques libertés concernant la précision des informations qu’il donne, et notamment en ce qui concerne le cartel des oeuvres qu’il cite.

C.P.

L’oeuvre d’Ingres est-elle si glaciale ?

Ingres, Portrait de Madame Louis-François Bertin, 1834, Musée du Louvre

Ingres, Portrait de Madame Louis-François Bertin, 1834, Musée du Louvre

Le site du New York Times est très bien fait, surtout car il permet de rechercher des articles par mots clés, ce qui est très efficace car la recherche du mot clé choisi se fait non seulement dans le titre des articles, mais aussi au sein de leur contenu. Par ailleurs, la recherche se fait par thème : art, business, voyage, technologie etc., mais aussi par date (un an, une semaine, un jour etc.), en ayant la possibilité de remonter jusqu’en 1851 (date de création du journal), mais aussi par auteur, ou encore par type de ressource, s’il s’agit d’un article, d’un blog, ou encore d’images multimédias. J’ai d’ailleurs trouvé cet article en recherchant de cette manière.

Le seul reproche qui peut être fait au site du New York Times est que l’article concerné est entouré de multiples publicités, attirant notre oeil, ce qui ne rend pas la lecture de l’article très agréable.

Cet article, écrit par le critique Michael Kimmelman, lors de l’exposition consacrée aux portraits d’Ingres au Metropolitan Museum of Art, nous parle de la vie d’Ingres, de sa vision de l’art, et surtout de la vision de son art, et comment il aurait aimé être considéré par le public.

L’article commence par évoquer les débuts de la carrière d’Ingres, lorsqu’il dessinait des portraits pour gagner de quoi vivre, ainsi que des portraits d’amis, mais dont l’auteur de l’article nous dit que l’artiste considérait cette activité comme une perte de temps, ce qui montre bien le but d’Ingres, qui était d’être un peintre reconnu et admiré par la critique. D’ailleurs, Michael Kimmelman explique à quel point Ingres voulait être reconnu en tant que peintre de sujets historiques, les portraits étant un genre inférieur ne lui convenaient donc pas. C’est d’ailleurs pourquoi l’auteur précise avec ironie que le peintre aurait été horrifié de savoir qu’une exposition était consacrée à ses portraits, et pas sur le reste de son oeuvre qu’il trouve bien plus valorisant. Cela révèle l’envie d’Ingres de ne pas s’écarter du chemin tracé par l’académisme et d’en faire partie, même si, avec son maitre Jacques-Louis David, tous deux ont apporté des innovations dans la représentation des différents genres picturaux.

L’auteur évoque ensuite le réalisme des portraits d’Ingres, en citant le dessin d’Ingres (ci-dessus) représentant Madame Bertin, qui est d’un réalisme presque indécent pour cette femme. Michael Kimmelman évoque ce que beaucoup disent sur l’oeuvre d’Ingres, qu’elle est parfaite, mais aussi qu’elle semble inhumaine, et il utilise une métaphore montrant le fait qu’Ingres semble toujours vouloir atteindre la perfection suprême, qui pour nous spectateurs est difficile à comprendre, notamment de nos jours, où l’art n’a plus besoin d’être figuratif pour être art. Mais l’auteur exprime par ailleurs le fait que selon lui, la « froideur » de son art est compensée dans certaines de ses oeuvres par un sentiment chaleureux se dégageant des portraits, lorsque le sujet ou la personne représentée lui étaient chers, ce qui est une approche intéressante de l’oeuvre d’Ingres, et il est vrai que nous pouvons remarquer un profond investissement d’Ingres dans son oeuvre.

L’auteur de l’article raconte ensuite quelle était la personnalité d’Ingres, et en quoi cela a influencé son oeuvre, en évoquant son caractère très colérique et impatient, ainsi que son obsession pour son art et l’envie de toujours monter plus haut dans l’échelle sociale et d’être publiquement reconnu. Mais l’auteur essaie aussi de trouver une touche de vulnérabilité dans l’oeuvre d’art, qu’il trouve dans le Portrait de Mademoiselle Jeanne-Suzanne-Catherine Gonin, réalisé en 1821. Cela montre bien la nécessité du public de trouver des aspects positifs à une personne dont ils admirent le travail, pensant qu’un « bon peintre » ne pourrait pas être désagréable, colérique et froid.

Pour finir, le critique parle de l’oeuvre d’Ingres dans sa postérité, en évoquant le fait qu’Ingres fut l’un des derniers représentants de l’académisme, et que certains ne l’appréciaient qu’en comparaison avec les innovations artistiques apportées par des peintres tels que Degas ou Cézanne.

Cet article offre une approche intéressante de l’oeuvre d’Ingres, en mettant en relation son caractère et son oeuvre, mais cela peut aussi être dangereux si l’on ne prend que cela en compte, car son oeuvre doit aussi être considérée indépendamment de l’artiste, pour ne pas que la personnalité de l’artiste n’influe trop sur l’analyse de ses oeuvres.

C.P.

Eugène Delacroix, correspondances sur l’opposition avec Jean Auguste Dominique Ingres

Eugène Delacroix, "Les deux Foscari, 1855

Eugène Delacroix, « Les deux Foscari, 1855

Le site Correspondances d’Eugène Delacroix, est financé par la recherche. Ce projet consiste à numériser toute la correspondance de l’artiste et de la commenter. Ce site fût réalisé en collaboration avec certains musées comme le musée Eugène Delacroix, ainsi que les bibliothèques gardant en archives les dites correspondances. Le tout est supervisé par Barthélémy Jobert, historien de l’art spécialisé en peinture du XIXème siècle et professeur à l’université Paris IV.

Ce site est une mine d’or. Au début il est un peu difficile à comprendre car il comporte un certain nombre de pages dont les titres sont peu explicites et parfois se recoupent un peu. D’instinct nous avons voulu chercher une page qui nous permette d’entrer un mot clé pour trier les informations qui sont très riches et nombreuses. Nous sommes allé dans Index Nominum, qui se trouve dans la page « outils pédagogiques ». Une fois dans l’Index nous avons voulu savoir si Delacroix avait eu si ce n’est une correspondance directe avec Ingres, au moins une discussion sur celui-ci avec un tiers. Nous avons donc tapé Ingres dans la fenêtre de recherche; nous sommes alors tombé sur un article très intéressant sur l’opposition entre Ingres et Delacroix.

D’abord l’article parle de Ingres, de sa naissance et de sa formation, ensuite il évoque le déroulement de sa carrière etc… dans un deuxième paragraphe, l’Auteur s’attaque à l’opposition entre les deux artistes. Des réserves sont tout de suite émise sur la « guerre » qui les opposeraient, il s’agit là d’une sorte d’avertissement pour nous forcer à prendre des pincettes avec ce conflit. L’auteur explique que cela doit être vu avec un certain recul. Certes les deux artistes se confrontent régulièrement sur des questions de vues artistiques néanmoins ils gardent l’un pour l’autre un certain respect. Mais en réalité, l’article montre que c’est surtout la critique qui les montent l’un contre l’autre sans que eux-même n’éprouvent une réelle véhémence l’un contre l’autre. De plus il apparaît comme presque absurde d’opposer les artistes sur le dessin pour Ingres et la couleur pour Delacroix car les artistes sont faits de nuances. L’auteur montre que la rivalité des deux artistes est née des salons et plus spécifiquement de l’exposition universelle de 1855 qui opposait deux rétrospectives des artistes en même temps. De plus Ingres et Delacroix furent tout deux sollicités pour la décoration de l’Hôtel de Ville ce qui exacerba les rivalités.

L’article se termine sur une correspondance en rapport avec le contenu du texte. Ici il s’agit d’une lettre de Delacroix à Alexandrine Lamey . Lorsque nous cliquons sur « voir la lettre », nous tombons sur une photo de l’originale et une retranscrition dactylographiée. La lettre évoque le retard de Delacroix dans la préparation de l’exposition de 1855 mais ne mentionne guère Ingres ou une quelconque rivalité.

En somme ce site internet est une mine d’informations très utiles. Néanmoins l’organisation du site laisse un petit peu à désirer. Ce qui est intéressant c’est de voir de quoi et comment à travers les mots de Delacroix, est née la rivalité entre Ingres et lui. Cela nous permet de nous remettre dans le contexte de leur époque.

M.H

Ingres de A à Z…

Jean Auguste Dominique Ingres, "Le voeu de Louis XIII, 1824 huile sur toile

Jean Auguste Dominique Ingres, « Le voeu de Louis XIII, 1824 huile sur toile

L’internaute.com, nous propose un article, sur Jean Auguste Dominique Ingres intitulé: « Ingres mis à nu ». Avant d’entrer dans le vif de l’article nous allons décrire le site de l’internaute. Il est composé d’une page d’accueil donnant accès à plusieurs rubriques telles que Actualité, Finance ou Culture. Cette page est bien faite mais malheureusement très chargée, il est donc difficile de se repérer tout de suite sur le site.

« Ingres mis à nu » reviens sur une exposition au Louvre en 2006. L’article explique qu’il s’agissait de la première rétrospective de cette ampleur depuis quarante ans. Il nous montre le travail colossal des commissaires d’exposition et la collaboration étroite avec les musées et collections étrangères pour réunir toutes ces oeuvres.

L’article est divisé en plusieurs paragraphes:

1) « Le Mystère Ingres » qui montre le travail effectué par le Louvre pour cette exposition

2) « Ingres le révolutionnaire », montre le génie érotique de l’artiste qui l’éloigne de cet aspect rigoriste classique que nous lui donnons trop souvent. Ce qui est intéressant c’est qu’il définit Ingres comme un coloriste plus encore qu’un dessinateur. Il montre la passion de l’artiste pour le traitement du corps et de la peau. Il le définit même comme provocateur ce qui est un terme rarement attelé à Ingres. Il montre aussi le domaine de prédilection de l’artiste, le Nu, en effet Ingres est défini comme le maître du sensuel, de l’érotique mais aussi du mélancolique.

3) « La politique à la rescousse de l’Artiste », explique que l’artiste « séduit » le pouvoir pour se faire une place, en revanche il ne prend parti pour aucun camp politique, il peint à la fois Napoléon et Louis XIII. L’exposition revient d’ailleurs sur ses oeuvres « politiques » c’est à dire ses portraits officiels.

A la fin de l’article, un lien nous propose, d' »en savoir plus », puis « Ingres en Image », nous montre une sélection de tableaux et de dessins. Enfin, une rubrique: « autour du même sujet » nous propose un accès direct à tous les articles de l’Internaute qui parlent d’Ingres.

Le lien « en savoir plus« , nous emmène à la page d’accueil du musée du Louvre ce qui n’est pas très pratique, il aurait fallu que ce lien nous renvoie directement à un écrit ou un résultat en rapport avec Ingres ou l’exposition.

Les images, elles, s’ouvrent sur une autre page et sont légendées de façon aléatoires, parfois une courte description les accompagnent, parfois sont justes écrites les caractéristiques de l’oeuvre. Il aurait fallu que tout soir commenté, nous aurions pu comprendre alors pourquoi avoir sélectionné ces oeuvres et pas d’autres. Enfin une sélection de dessins nous montre l’attrait de l’artiste pour la forme, au delà de la couleur malgré ce que l’article veut bien nous dire.

En sommes l’article est assez complet, mais très orienté, nous pouvons sentir l’extase du journaliste pour Ingres ce qui est dommage car la crédibilité de celui-ci décroît avec son engouement sans limite pour le peintre.

M.H